MONTE LASTER

Image: "OBAI" , video still, Filming. at Ground Zero, New York for. the Harlem Biennial, 2010
ABOUT
Born in 1959 in Fort Worth, United States.
Lives and works between La Courneuve, France and Santo, Texas since 1994.
Monte Laster is a French-American artist, researcher, and educator whose practice examines art’s capacity to actively shape the conditions of our shared world. His work positions creation not merely as production, but as a mode of inhabiting, structuring, and sustaining forms of coexistence at the intersection of social practice, pedagogy, politics, and the architecture of the commons. Emerging in the late 1990s and early 2000s,
His trajectory aligns him with key figures of participatory art, while maintaining a singular, transatlantic perspective. Rooted in the social fabric, his work unfolds across narratives, territories, and their latent tensions. His projects function as infrastructures of meaning—spaces in which forms of conviviality, memory, transmission, and relational ethics are critically rehearsed. These take shape through dispositifs such as urban walks, collective meals, concerts, permaculture initiatives, libraries, gardens, assemblies, and democratic forums. Each becomes a platform for testing our capacity to embody a contemporary imagination and to generate new narratives through which we inhabit our environments.
In 2001, Laster founded F.A.C.E (French American Creative Exchange) in La Courneuve, within the Cité des 4000; several years later, he established its counterpart in Texas. Conceived as a living artwork, these independent yet interconnected structures operate as experimental ecosystems—third places where collective gestures cultivate organic systems grounded in exchange and reciprocity. For more than two decades, F.A.C.E has sustained Franco-American dialogues across generations through residencies, participatory interventions, and long-term engagements embedded within urban contexts.
Laster’s practice (de)(re)territorializes the artwork, expanding it into a pluriversal field that advocates for an open, decentered, and inclusive art history. His work resonates within a lineage that binds ethics and aesthetics, in proximity to figures such as Joseph Beuys, Theaster Gates, Michel Foucault, Lois Weinberger, Thomas Hirschhorn, and Buckminster Fuller.
Across installations, performances, photography, and video, his projects emerge from sustained collaborative processes. The exhibition becomes not an endpoint but a trace—an index of lived experience, collective invention, and situated reflection. The work remains as evidence of a social and symbolic process that continues beyond its display.
Central to his inquiry are contexts marked by urban tension, renewal, or marginalization. Rather than treating the periphery as subject matter, Laster approaches it as a generative matrix. Territories deemed “outside the norm” become laboratories for aesthetic thought, destabilizing hierarchies between center and margin, institution and street. What he calls “making territory into a work” unfolds as a reflection spoken aloud and in real time—a creative friction that mirrors the rhythms and breath of everyday life.
His work has been presented in major solo exhibitions at institutions including the Dallas Symphony Orchestra, Texas (2015); the Rothko Chapel, Texas (2013); Palais de Tokyo, Paris (2012); the Louvre Museum, Paris (2012); the Musée des Arts Décoratifs, Paris (2011); and the Museum of African Art, New York (2011).
He has collaborated with a wide range of artists, architects, thinkers, and institutions, among them the White House, Gilles Clément, Stalker, the United States Embassy, Anne Lacaton and Jean-Philippe Vassal, Thomas Hirschhorn, Pipilotti Rist, Stan Douglas, Patrick Bouchain, Abiodun Oyewole, Mélik Ohanian, the Grand Palais, and Quancard Contemporary Art.
His work has also been featured in group exhibitions at the Dallas Museum of Art; Saint-Eustache Church, Paris; the Nasher Soluna Festival for Contemporary Art and Music, Dallas; the École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris; Parsons New School, New York; the Institut Français de la Mode, Paris; Shrine, New York; and the Centre Culturel Jean-Houdremont, among others.
ABOUT
Né en 1959 à Forth Worth, États-Unis.
Vit et travaille entre La Courneuve, Cramoisy en France et Santo, Texas.
Monte Laster est un artiste, chercheur et pédagogue dont l’œuvre interroge la capacité de l’art à former et à façonner le monde dans lequel nous vivons. Son engagement fait de la création un mode de vie et de coexistence à la croisée du social, de l’éducation, de la politique et de l’architecture du commun. Cette intersection fertile l’inscrit comme l’une des figures majeures du mouvement de l’art participatif de la fin des années 1990 et du début des années 2000.
Son œuvre, ancrée dans le tissu sociétal, parcourt ces récits, territoires et enjeux, où ses productions deviennent des espaces, des infrastructures de sens, au sein desquels se rejouent des formes critiques et des postures symboliques de la convivialité, de la mémoire, de la transmission et de la relation à l’autre. Celles-ci prennent forme à travers des dispositifs et happenings tels que la balade urbaine, le repas, le concert, la permaculture, la bibliothèque, l’utopie, le jardin, la réunion ou encore la démocratie, autant de moyens d’interroger notre capacité à incarner un imaginaire contemporain et à constituer de nouvelles narrations et sensibilités d’accès à la vie de nos environnements.
Parmi ses œuvres connues, l’artiste fonde en 2001 l’association F.A.C.E (French American Creative Exchange) à La Courneuve, dans la cité des 4000, puis, quelques années plus tard, une seconde structure F.A.C.E au Texas. Il s’agit de deux entités indépendantes et coexistantes, travaillant en étroite collaboration. Pensée comme une œuvre d’art vivante, cette initiative fonctionne comme une fourmilière, un tiers-lieu où se développent des systèmes organiques dans lesquels le faire s’enracine dans le geste collectif, soucieux de la préservation et de la revitalisation des liens sociaux à travers la rencontre et l’échange au sein des territoires et de leurs habitants. Depuis plus de vingt ans, cette œuvre articule des échanges franco-américains, pour tous les âges et tous les corps, à travers des résidences et des interventions participatives dans la ville.
Le travail de Monte Laster (dé)(re)territorialise la notion d’œuvre d’art pour l’inscrire dans un champ élargi et pluriversaliste, contribuant à une histoire de l’art ouverte, décentrée et inclusive. Il s’inscrit ainsi dans un continuum de solidarités entre éthique et esthétique, aux côtés d’artistes et de penseurs tels que Joseph Beuys, Theaster Gates, Michel Foucault, Lois Weinberger, Thomas Hirschhorn ou encore Buckminster Fuller.
Ses œuvres interrogent la métamorphose de la nature humaine dans ses phénomènes et ses représentations — migration, déplacement, destruction, naissance, écologie — et témoignent d’une généalogie de valeurs critiques qu’elles génèrent, de la construction des identités jusqu’à l’intelligence interpersonnelle, entre droits et devoirs face à l’autre.
Qu’il s’agisse d’installations, de performances, de photographies ou de vidéos, les œuvres de Laster sont produites à travers des processus de collaboration à long terme, qui tendent à émanciper l’exposition du processus lui-même. L’œuvre exposée devient ainsi la trace, le témoin d’un champ d’invention et de réflexion sur les manières d’agir et de fonctionner dans la société.
Au cœur de ses thématiques, il porte une attention particulière aux contextes de tensions urbaines, de rénovation ou de relégation, afin de questionner la trajectoire des périphéries urbaines non plus comme simples sujets, mais comme matrices de création. Il explore la manière dont des territoires dits « hors norme » deviennent des laboratoires de pensée esthétique, remettant en cause les hiérarchies du centre, les voix minorées et les récits oubliés qui séparent le musée de la rue. Il s’agit, selon ses termes, de « faire œuvre de territoire », une « réflexion à haute voix et sur le vif », une friction créative reflétant en elle-même la respiration du quotidien.
L’œuvre de Monte Laster a notamment fait l’objet d’expositions personnelles majeures, notamment au Dallas Symphony Orchestra (Texas, 2015), à la Chapelle Rothko (Texas, 2013), au Palais de Tokyo (Paris, 2012), au Musée du Louvre (Paris, 2012), au Musée des Arts décoratifs (Paris, 2011) ou encore au Museum of African Art (New York, 2011). L’artiste a également collaboré avec des personnalités et institutions importantes telles que la Maison-Blanche, Gilles Clément, Stalker, l’ambassade des États-Unis, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, Thomas Hirschhorn, Pipilotti Rist, Stan Douglas, Patrick Bouchain, Abiodun Oyewole, Melik Ohanian, le Grand Palais ou encore Quancard Contemporary Art, parmi d’autres.
De nombreuses institutions ont également présenté son travail dans le cadre d’expositions collectives, notamment au Dallas Museum of Art (Texas), à l’église Saint-Eustache (Paris), au Nasher Sculpture Center (Dallas), à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, à Parsons School of Design, à l’Institut français de la mode (Paris), chez Shrine (New York) ou encore au Centre culturel Jean-Houdremont.

Image: "Destinations, in Five Movements II" Commission for Dallas Symphony Orchestra / Nancy A Nasher Soluna Festival, in collaboration with Dallas Museum of Art 2015-2017, video still